fév 13 2011

Performances SAN MSA 2012i Windows vs Linux

Publié par dave sous Stockage


Je me suis rendu compte que mes temps de sauvegarde étaient un peu en deça de ce que j’espérais, avec des débits allant de 500 à 2500MB/min.
Elles sont pourtant réalisées sur un disque dédié en RAID0 sur une baie MSA iSCSI avant d’être dupliquées. Avant d’utiliser la baie pour un autre projet de base données, j’ai voulu mesurer et optimiser les accès aux disques SAN depuis Windows 2003 Server et Linux Redhat 5.
 

Environnement

4 disques ont été configurés en RAID 10.
Toutes les interfaces sont forcées en 1G sur les serveurs et la baie.
Les serveurs sont connectés au SAN via 2 interfaces en mode actif/actif ce qui donne un débit théorique maxi de 250MB/s (un peu moins en tenant compte des en-têtes de frames).
Les jumboframes ont été désactivées, les switchs ne les supportent pas. On pourrait gagner un peu en performance en les activant.
J’ai aussi joué avec le Read ahead cache mais pas de différence notable.
 

Comparatif

Les tests ont été réalisés avec un simple dd sur Linux et Diskbench sur Windows.
 

Reads		MB/s	IO/s
Windows		70	1100
Linux		110	900

Writes		MB/s	IO/s
Windows		140	2100
Linux		140	400

 

Optimisations

Il n’y a eu aucune optimisation particulière sur Linux. La partition a été formatée par défaut en ext3 sur une partition LVM.
Sur Windows, je souligne qu’il n’y avait pas de fragmentation, le disque était vierge. La fragmentation détériore considérablement les performances. La partition a été formatée en NTFS avec des clusters de 4k: aucune différence notable en augmentant la taille des clusters.
La partition a été alignée avec le disque à sa création sous diskpart. C’est un défaut de Windows 2003 Server. Cela permet de gagner environ 5MB/s.
 

Et donc?

2 questions:
Pourquoi La MSA 2012i est plus rapide en écriture qu’en lecture!?
 
Pourquoi Windows ne dépasse pas les 70M en lecture?
J’ai gagné environ 5M avec les optimisations Windows ci-dessus mais nous semblons atteindre une limite. J’obtiens les mêmes résultats en lecture sur un RAID5 et un RAID0!!

 

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jan 18 2011

Ouvrir un document sous Windows depuis AS400

Publié par dave sous AS400


Vous pouvez ouvrir n’importe quel type de document sous Windows à partir d’une session 5250 AS400 ou d’un CL.
Le type de document peut tout aussi bien être une image (jpeg, tiff, bmp, png), une video (avi, mpeg), un PDF, un document office (word, excel, powerpoint), et même un lien Internet (URL).
 
AS400 fournit la commande strpccmd pour cela:

strpccmd pccmd('explorer C:\répertoire\fichier')

 
Le document sera lancé par l’application par défaut comme lors d’un double clic; Ex: Acrobat reader pour les PDF.
 
Certain diront que l’on peut omettre la commande ‘explorer’ pour ouvrir le document mais cela permet de:
- ne pas avoir une fenêtre DOS qui s’affiche
- pouvoir ouvrir des URL avec Internet explorer ou Firefox (Ca ne fonctionne pas sinon)
- pouvoir ouvrir des documents dont le chemin contient des espaces

 

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jan 16 2011

Réplication DFS, Attention!

Publié par dave sous Windows


Vanté par un techie Microsoft, j’ai décidé de mettre en place DFS (Distributed File System) sur plusieurs sites distants il y a plus d’un an. Assez sceptique dès le départ, le produit est si décevant que j’ai décidé de mettre en garde les indécis.
 
Voici 6 bonnes raisons de ne PAS utiliser DFS:
 

Impossible de défragmenter

Après une défragmentation, la réplication est relancée engendrant un trafic énorme qui pourrait saturer vos lignes pendant plusieurs jours si la taille des dossiers est conséquente.
Je ne l’ai pas testé mais peut-être y a-t-il un risque d’avoir les mêmes débordements lors de la création/suppression d’index?
 

Verrouillage des fichiers

Il n’y a pas de verrouillage inter-sites des fichiers puisqu’il s’agit de 2 copies locales (ou +).
 

Modifications simultanées

Conséquence directe du point précédent, on risque de perdre des données par écrasement. Si une personne laisse son fichier ouvert toute la journée et le sauvegarde avant de partir, toutes les modifications apportées sur un autre site de réplication seront perdues.
De fait, DFS ne convient qu’aux fichiers en lecture seule ou écriture mais depuis un site unique.
 

Bascule

Si un serveur est indisponible sur un site contenant plusieurs serveurs DFS, certains utilisateurs seront toujours redirigés vers ce serveur et n’auront pas accès à leurs données. N’était-ce pas un but essentiel du DFS?
Bien sûr, les utilisateurs peuvent toujours sélectionner la cible DFS manuellement mais je doute qu’un utilisateur lambda connaisse « l’astuce ». De plus, le problème peut apparaître indépendamment sur tel ou tel répertoire. Le cache est de 1800 secondes par défaut, soit 30 minutes.
Seule solution: upgrader vers Windows Server Enterprise incluant l’option clustering et multipliant le prix de votre licence.
 

Outils de diagnostique

Aucun outil graphique (pourtant la spécialité de Microsoft) n’est disponible pour monitorer ce qui est en cours de réplication.
Il y a bien ces scripts connstat.cmd et iologsum.cmd écrits en Perl (Tiens donc!?) fournis dans les outils de support Microsoft. Il faut tout d’abord les mettre dans un chemin ne contenant pas d’espace ou vous obtiendrez une jolie erreur:

Can't open perl script "C:\Program": No such file or directory

Erreur reportée par Microsoft qui préfèrent passer du temps à écrire un article plutôt que de corriger le bug!
Essayez en remplaçant « @perl %~dpn0.cmd %* » par « @perl %0 %* » à la fin du script…
L’utilisation de ces scripts est assez peu intuitive et donne des informations peu pertinentes à mon goût. Mode d’emploi avec un exemple concret disponible sur Microsoft bien sûr.
 

Limitation de la bande passante

Limitation de la bande passante impossible autant que je sache sur du 2003 Server…
De plus, pour stopper net une réplication en cours, j’arrête le service DFS. Rien n’y fait, la réplication continue. J’ai également dû exécuter ‘net stop ntfrs’ pour que le flux stoppe. Malheureusement, cela arrête également la réplication Active Directory s’il s’agit d’un contrôleur de domaine.
 
En résumé, DFS comporte de telles lacunes et restrictions qu’il devient difficile de lui trouver un emploi autre que de la publication de contenu à travers les sites d’une entreprise.

 

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