jan 14 2011

Disques SAN iSCSI et multipath sous Linux

Publié par dave sous linux,Stockage


Voici comment configurer des disques iSCSI en quelques pas sur Linux. Même si l’installation a été effectuée sur une Redhat Enterprise 5.5 connectée à une baie HP MSA 2012i, toute la configuration reste générique et reste applicable à n’importe quel SAN.
J’ajouterai un article pour voir si les performances sous Linux et Windows sont au rendez-vous sur une même baie iSCSI, vu qu’il semble y avoir beaucoup de problèmes reportés sur le net.
 

iSCSI Setup

Tout d’abord, l’installation du package iscsi tools est requise:

# yum install iscsi-initiator-utils

 
Configurer les paramètres de sécurité s’ils ont été appliqués sur le SAN

# vi /etc/iscsi/iscsid.conf
discovery.sendtargets.auth.username = My_ISCSI_USR_NAME
discovery.sendtargets.auth.password = MyPassword

 
Je n’ai pas mis de mot de passe le réseau étant sécurisé avec les vlans ou les switches dédiés. L’authentification ajoute également une couche de complexité lors de dépannage.
 
Le nom d’hôte apparaîtra sur le SAN en accord avec la configuration sur le serveur. Par défaut InitiatorName= iqn.1994-05.com.redhat:2ea02d8870eb, il peut être changé pour un nom d’hôte plus court pour une config plus simple.
Il est éditable dans /etc/iscsi/initiatorname.iscsi
 
Vous pouvez maintenant démarrer le service iscsi

# /etc/init.d/iscsi start

Le démarrer automatiquement après chaque reboot

# chkconfig iscsi on

 

 
Les cibles peuvent être découvertes grâce à la commande iscsiadm. Je l’ai lancé 2 fois, une fois par contrôleur.

# iscsiadm -m discovery -t sendtargets -p 10.0.0.1
# iscsiadm -m discovery -t sendtargets -p 10.0.0.2

 
On peut ensuite les afficher

# iscsiadm -m node
10.1.0.1:3260,2 iqn.1986-03.com.hp:storage.msa2012i.0919d81b4b.a
10.0.0.1:3260,1 iqn.1986-03.com.hp:storage.msa2012i.0919d81b4b.a
10.1.0.2:3260,2 iqn.1986-03.com.hp:storage.msa2012i.0919d81b4b.b
10.0.0.2:3260,1 iqn.1986-03.com.hp:storage.msa2012i.0919d81b4b.b

 
Chaque nouveau disque iscsi devrait être listé en tant que /dev/sd[a-z]. Exécuter « fdisk -l » pour les afficher. Dans un environnement SAN à 2 contrôleurs, Chaque partition est affichée comme 2 disques séparés. Lire la section Multipath pour configurer la partition physique. Si le SAN est équippé d’un seul contrôleur, vous pouvez travailler directement avec vos /dev/sd[a-z].
 

Multipath

Installer les outils multipath:

# yum install device-mapper-multipath

 
Selon les recommandations du site HP, j’ai configuré /etc/multipath.conf comme ceci:

blacklist {
        devnode "^(ram|raw|loop|fd|md|dm-|sr|scd|st)[0-9]*"
}
defaults {
        user_friendly_names yes
}
devices {
        device {
                vendor                 "HP"
                product                "MSA2[02]12fc|MSA2012i"
                getuid_callout         "/sbin/scsi_id -g -u -s /block/%n"
                hardware_handler       "0"
                path_selector          "round-robin 0"
                path_grouping_policy   multibus
                failback               immediate
                rr_weight              uniform
                no_path_retry          18
                rr_min_io              100
                path_checker           tur
        }
}

Laisser la section device commentée ne semble avoir aucun effet, donc cette configuration devrait fonctionner pour n’importe quel NAS pourvu que le matériel /dev/sd[a-z] n’est pas blacklisté.
 
Activer le service multipath:

# modprobe dm-multipath
# /etc/init.d/multipathd start
# chkconfig multipathd on

 
Multipath device mapper va regrouper les disques avec des wwid (world wide id) identiques automatiquement. Pour afficher la topologie multipath:

# multipath -ll
mpath1 (3600c0ff000d8239a6b082b4d01000000) dm-17 HP,MSA2012i
[size=9.3G][features=1 queue_if_no_path][hwhandler=0][rw]
\_ round-robin 0 [prio=2][active]
 \_ 8:0:0:30 sde 8:64  [active][ready]
 \_ 9:0:0:30 sdf 8:80  [active][ready]
mpath0 (3600c0ff000d8239a1846274d01000000) dm-15 HP,MSA2012i
[size=1.9G][features=1 queue_if_no_path][hwhandler=0][rw]
\_ round-robin 0 [prio=2][active]
 \_ 9:0:0:29 sdb 8:16  [active][ready]
 \_ 8:0:0:29 sdd 8:48  [active][ready]

 
Si rien ne s’affiche, exécuter multipath -v3 pour debugguer. Il est probable que les disques sont backlistés.
 
Les partitions résultantes à utiliser sont les /dev/mapper/mpath[0-9].
J’initialise les disques avec LVM pour des facilités d’utilisation: je n’ai pas besoin d’utiliser fdisk après avoir agrandi un volume sur le SAN.

# pvcreate /dev/mapper/mpath0
# vgcreate myVolumeGroup /dev/mapper/mpath0
# lvcreate -n myVolume -L10G /dev/myVolumeGroup
# mke2fs -j /dev/myVolumeGroup/myVolume

 

Operations sur les LUNs

 

Ajouter un LUN

Une fois qu’un LUN a été créé sur le SAN, le serveur ne détectera le disque qu’après rafraichissement

# iscsiadm -m node --rescan

Les disques iSCSI maintenant visibles, multipath créera la nouvelle partition automatiquement.
 

Suppression d’un LUN

Après avoir démonté les systèmes de fichiers relatif au disque, supprimer les LUNs sur le SAN et exécuter « multipath -f mpath? » pour le matériel en question
 

Agrandir un volume

LVM est remarquable puisque l’on peut retailler un volume physique plutôt que d’en recréer un à chaque fois et de l’ajouter à un volume group. Ainsi, on garde une configuration claire sur le serveur et le SAN.
Rafraichir la taille des disques

# iscsiadm -m node --rescan

Vérifier avec fdisk -l que la taille du disque correspond à la taille sur le SAN

# /etc/init.d/multipathd reload

Vérifier avec multipath -ll que la taille de la partition a bien augmenté

# pvresize /dev/mapper/mpath0

Le nouvel espace disque devrait être disponible
 

Répartition de charge et bascule

Sous cette configuration, le trafic est réparti sur les 2 NICs. Si une interface tombe, tout le trafic transite via le 2nd lien.
J’ai lancé la copie d’un très gros fichier sur les disques iscsi et arrêté l’une des interfaces. La charge CPU est montée très vite puis redescendue dès que le timeout de la bascule a expiré. La copie en cours a alors repris sur le 2nd lien. Sachant cela, paramétrer la valeur du timeout aussi basse que possible, ex 5 sec.

 

Aucune Réponse

déc 08 2010

Analyse des écrans bleus Windows

Publié par dave sous Windows


Malgré ce que peuvent en dire certains, les fameux écrans bleus existent toujours sous Windows XP, Vista et 7. Suite à un crash – et donc l’écran bleu – Windows génère un dump de la mémoire sous C:/Windows/Minidump. Le nom de chaque fichier contient la date et l’heure, information utile puisqu’elle permet de vérifier à la fois la fréquence et les occurrences des crashes, mêmes ceux qui se sont produits de nuit par ex sur les serveurs.
 

Activation des Minidumps

Ils sont normalement activés par défaut sous Windows.
 
A partir du panneau de configuration:

- Aller dans Système
- Cliquer sur l'onglet "Avancé"
- Démarrage et restauration -> Paramètres
- Activer "Ecrire les évènements dans les logs système"
- Désactiver le redémarrage automatique
- Sélectionner l'information de débuggage suivante:
  * Small memory dump (64 Kb)
  * Small Dump Directory : %SystemRoot%\Minidump

 
Fermer toutes les boîtes de dialogue et redémarrer l’ordinateur.
 

Plantage

Faîtes les manipulations nécessaires pour faire planter la machine.
 

Installation des outils d’analyse

Le kit « Windows debugging tools » contient tous les outils nécessaires à l’analyse des dumps. Il est accessible ici.
 

Analyse des MiniDumps

Pour extraire des informations des fichiers minidumps:

- Ouvrir une fenêtre DOS (Démarrer -> Exécuter -> "cmd")
- cd \program files\debugging tools (Ou le chemin choisi lors de l'installation de Windows debugging tools)
- kd -z C:\WINDOWS\Minidump\Mini???????-??.dmp
- kd> .logopen c:\debuglog.txt
- kd> .sympath srv*c:\symbols*http://msdl.microsoft.com/download/symbols
- kd> .reload;!analyze -v;r;kv;lmnt;.logclose;q

 
Vous avez maintenant un fichier debuglog.txt dans c:\, ouvrez-le avec Notepad ou tout autre éditeur de texte.
 

Conclusion

Vous avez des chances de trouver le nom du programme ou driver causant les crashes dans les sections MODULE_NAME et IMAGE_NAME. L’origine des écrans bleus connue, vous pouvez maintenant y remédier.

 

Aucune Réponse

oct 28 2010

Comment agrandir une partition Windows

Publié par dave sous Windows

Pour agrandir un volume Windows avec Diskpart:

Microsoft Windows [version 5.2.3790]
(C) Copyright 1985-2003 Microsoft Corp.

C:\Documents and Settings\Administrateur>diskpart

Microsoft DiskPart version 5.2.3790.3959
Copyright (C) 1999-2001 Microsoft Corporation.
Sur l'ordinateur : SERVEUR

DISKPART> select volume Y

Le volume 22 est le volume sélectionné.

DISKPART> extend

DiskPart a correctement étendu le volume.

DISKPART> exit

Quitte DiskPart...
 

Aucune Réponse

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